Les mots de 2006
Suivants
Mars 2006
Les projets de décrets fleurissent à foison dans l’enseignement secondaire, respectant en cela le rythme naturel des saisons :
Réforme du 1er degré
Réforme des services d’inspection
Plan en faveur des bâtiments scolaires impliquant un partenariat public/ privé
Fusion des PTPN (Programme des Travaux de Première Nécessité) et du PU (Programme d’Urgence)
Labellisation des manuels scolaires
Statut des directeurs …
Mais point trop n’en faut !
Après une période intense d’incubation, le Cabinet de Marie Arena lâche une salve de projets de décrets sur les fédérations de Pouvoirs Organisateurs et les somme de soutenir un rythme endiablé de séances de concertation.
Or, cette méthode de concertation, à la hussarde, est incompatible avec le fonctionnement interne de notre organisation.
Le CPEONS, organe fédérateur, est le relais et le porte-parole de Pouvoirs Organisateurs : il lui faut consulter ses Pouvoirs Organisateurs, recueillir leurs avis et en faire la synthèse. Cette méthode de fonctionnement implique qu’il faut prévoir un délai nécessaire à cette consultation !
Nous en appelons donc à la sagesse du Cabinet pour qu’il nous autorise à respecter ce processus démocratique, dans un délai raisonnable, et selon le proverbe grec « Hâtons-nous, mais lentement ».
Février 2006
Nous profitons pleinement des frimas de l’hiver et la consommation énergétique de nos établissements s’en ressent douloureusement, d’autant que le coût des produits pétroliers pèse lourdement dans les budgets de fonctionnement.
Etait-il nécessaire d’ajouter aux maux et de faire souffler un vent de blizzard sur nos Hautes Ecoles ?
L’avant-projet de décret régulant le nombre d’étudiants dans certains cursus de premier cycle de l’enseignement supérieur est, à cet égard, sibérien !
Un tour d’horizon au sein des Hautes Ecoles CPEONS révèle que les sections concernées (accoucheuse, ergothérapie, logopédie, kiné et éducateur spécialisé) connaissent un taux de fréquentation élevé et que la proportion d’étudiants français n’est pas négligeable.
Si le problème est évidemment crucial dans les études de vétérinaire (à l’université) où la qualité de la formation risque de se détériorer et où un examen d’entrée, c’est un constat, écarte les étudiants belges au profit d’étudiants français, la situation est totalement différente en Haute Ecole : point de filtre à l’inscription et par conséquent, point de discrimination entre étudiants, chacun étant assuré d’avoir sa place.
Le projet, en l’état, engendre des effets dramatiques, voire cataclysmiques dans certaines Hautes Ecoles, qui non seulement verraient leur population décroître fortement, entraînant une diminution de leur allocation globale, mais aussi enregistreraient des pertes lourdes en personnel enseignant. Le système de mutualisation de ces mises en disponibilité ne gommerait pas le drame humain et social.
Soulignons enfin que l’enseignement officiel paierait la facture la plus élevée de cette «régulation ». Peut-on imaginer que c’est le fruit du hasard ?
Janvier 2006
Le CPEONS vous souhaite une année 2006 mélodieuse, exempte de fausses notes et riche en plaisirs partagés.
Suivants |