Les mots de 2003
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Décembre 2003
La réforme de l'enseignement supérieur (suite)
J'avais exprimé dans la précédente note les critiques et réticences que le CPEONS nourrissait à l'encontre de ce projet de décret relatif à l'enseignement supérieur.
En dépit de notre politique d'opposition constructive, le nouveau projet est loin de remporter notre adhésion.
Je vous invite à prendre connaissance du communiqué de presse qui reprend nos principales critiques et propositions.
En cette veille de période de fêtes, pouvons-nous espérer que la sagesse éclaire nos édiles du gouvernement de la Communauté Française et que la ministre de l'Enseignement supérieur, en particulier, soit sensible à nos revendications légitimes ?
C'est le vœu que je formule.
Novembre 2003
La Ministre de l'Enseignement Supérieur Françoise Dupuis a déposé sur la table du Gouvernement son avant-projet de décret définissant l'enseignement supérieur.
Le projet est louable en ce qu'il a pour objectif d'intégrer l'enseignement supérieur dans l'Espace européen conformément à la Déclaration de Bologne. Les Universités y trouvent certes leur compte.
Mais qu'en est-il des Hautes Ecoles ?
La position du type court est confirmée dans sa finalité professionnalisante puisqu'il peut décerner le titre de bachelier au terme d'un cycle de 180 crédits, suivi éventuellement de modules de spécialisation.
Mais il nous semble que le rôle de l'enseignement hors université de type long (actuellement en 4 années) n'est pas clarifié. Or, les Hautes Ecoles qui assurent ce type d'enseignement doivent être habilitées à délivrer les grades académiques de bachelier, licencié et maître afin de sauvegarder le niveau universitaire de cet enseignement supérieur. N'oublions pas que plus de 13000 étudiants fréquentent cet enseignement de type long et que les diplômés trouvent leur épanouissement sur le marché de l'emploi.
A ce propos, nulle allusion dans cet avant-projet à un refinancement substantiel des Hautes Ecoles étranglées — avec une augmentation constante de leur population et la hausse des coûts salariaux — dans une enveloppe dite fermée.
Enfin, s'il est judicieux que des collaborations soient encouragées entre Hautes Ecoles et Universités au sein d'Académies, encore faut-il qu'elles le soient sur base d'associations responsables et d'un partenariat équilibré et équitable.
A ces conditions seules pourrions nous souscrire à cette vision de l'intégration de l'enseignement supérieur dans l'espace européen.
Octobre 2003
Le décret relatif à la Formation en cours de carrière des enseignants du 11 juillet 2002 entre en application pratique cette année scolaire 2003-2004.
Articulé selon trois niveaux distincts (interréseaux, réseau, P.O.), il impose trois fois deux demi-jours de formation obligatoire au personnel enseignant.
Le niveau interréseaux (macro) est géré par un Institut de Formation continuée créé à cet effet: à ce jour, malgré la bonne volonté et les efforts de la fonctionnaire dirigeante, aucun journal des formations n'est disponible dans les écoles.
Preuve s'il est besoin de la lourdeur administrative de cette machinerie imposée par le décret qui doit respecter la législation sur les marchés publics (cette imposition avait, semble-t-il, échappé au législateur!)
Au niveau réseau (méso), la collaboration du CPEONS, de la CF et de la FELSI s'est concrétisée au travers de l'ASBL Formation en cours de carrière (FCC) par la mise en commun de leurs budgets respectifs et l'organisation de formations accessibles à tous les enseignants du caractère non confessionnel.
Le Journal des formations est parvenu dans les écoles en début d'année scolaire et les inscriptions affluent au secrétariat de la FCC qui assume comme par le passé la réalisation de son objet social.
Au niveau des Pouvoirs Organisateurs (micro), l'Assemblée Générale du CPEONS a décidé de confier la gestion organisationnelle et comptable des formations à l'organe fédérateur, qui a pris toute disposition pour remplir ses obligations à temps et à heure. Notre journal des formations est également à la disposition des enseignants dans les écoles et sur notre site WEB depuis le début de l'année scolaire.
En conclusion, le réseau CPEONS n'a pas à rougir de son savoir-faire, fruit de son expérience antérieure: sans esprit de lucre, ni mercantilisme (quoi qu'en disent certains syndicats!), il continuera malgré les avatars imposés par le décret à assumer ses responsabilités dans le domaine de la formation.
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