Généralités
La création
Les communes sont les plus anciennes institutions du pays auxquelles
la loi impose une mission d'enseignement. Il y a plus d'un siècle
qu'elles sont tenues légalement d'organiser et d'entretenir
au moins une école primaire.
Ce rôle a généralement été rempli
avec succès par des mandataires publics conscients de leurs
responsabilités, qui répondent de leur gestion, à intervalles
réguliers, devant leurs électeurs. Leurs décisions
sont, par ailleurs, soumises aux approbations de la tutelle qui peut
les refuser au nom de " l'intérêt général ".
Ces mêmes mandataires publics, par leurs contacts étroits
avec les populations locales, ont pu en dégager les caractéristiques
ainsi que les besoins particuliers et s'en sont inspirés dans
le développement de leurs réseaux scolaires. Ce furent
d'abord des écoles du soir dont les plus anciennes comptent
aujourd'hui plus d'un siècle d'existence. Vinrent ensuite
les écoles normales, les écoles techniques et professionnelles,
les écoles moyennes.
L'exemple gagna les provinces. A la veille du conflit de 1940-45,
les pouvoirs locaux de notre pays se trouvaient à la tête
d'une infinité' de petites entités scolaires regroupant
une partie importante de la population studieuse du pays, essentiellement
dans le fondamental mais aussi dans le secondaire et même le
supérieur. Certains grands pouvoirs organisateurs parvenaient
même, grâce à leurs moyens propres, à donner
naissance à des établissements scolaires qui comptent,
encore aujourd'hui, parmi les plus prestigieux du pays.
L'une des caractéristiques essentielles de ce réseau
de proximité, en dehors d'un émiettement dû aux
circonstances, réside dans le souci de l'émancipation
du citoyen par les études, de répondre aux besoins socio-économiques
locaux, tout en servant l'ensemble de la population.
C'est ainsi que naquirent des écoles ouvertes à tous,
respectueuses des convictions philosophiques, idéologiques
et politiques de chacun, pratiquant une tolérance active.
Toutes ces caractéristiques d'un enseignement public et qui
prévalent encore aujourd'hui, font que le C.P.E.O.N.S. affiche
fièrement sa neutralité
C'est la loi du pacte scolaire de 1959 qui, instituant la concertation
des réseaux, provoqua la prise de conscience d'un nécessaire
regroupement au sein duquel chacun pourrait cependant garder une
très large autonomie.
Le CPEONS fut créé le 16 mars 1965 sous le nom de Commission
Permanente de l'Enseignement Officiel Neutre Subventionné.
Les Pouvoirs publics qui en sont membres adhèrent au projet éducatif
et pédagogique commun du réseau organisent des écoles
publiques ouvertes à tous et dispensent un enseignement qui
s'inspire essentiellement des principes de la laïcité.
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